La Pêche/Poissons

Le secteur de la pêche (artisanale et industrielle) est un secteur à fort potentiel créateur d’emploi et de nouvelles ressources alimentaires : protéine animale nécessaire à la population. Il pourrait être également une importante source de devises due à l’exportation des produits de la mer et représenter un potentiel pour le développement de entrepreneuriat féminin.
En effet, le Bénin dispose d'une façade maritime longue d’environ 125 km qui s'étend de la frontière nigériane à la frontière togolaise et d’une Zone Économique Exclusive (ZEE) de près de 27.750 km². Le réseau hydrologique du Bénin est assez dense et est constitué de lagunes, de lacs, de fleuves, de rivières, de marais, de plaines d'inondation et de retenues d'eau. Au total, au moins 33.300 ha d'eau saumâtre et 200.000 ha de plaines inondables sont disponibles. Il est dénombré plus de 200 retenues d’eau sur toute l’étendue du territoire national.
Cependant, l’utilisation généralisée de méthodes et engins de pêche non réglementaires, l’accroissement non contrôlé de l’effort de pêche, la dégradation des écosystèmes aquatiques, la pollution des plans d’eau par les déchets ménagers et industriels font que la production nationale en produits de pêche et d’aquaculture stagne à 39.500 tonnes en moyenne par an entre 2002 et 2012 alors que la consommation en produits halieutiques est passée à plus de 113 000 tonnes sur la même période. La consommation réelle en protéines animales d’origine halieutique sur la période de 2005 à 2012 est en moyenne de 12,08kg/habitant/an (production nationale et importation). Les niveaux actuels des productions halieutiques nationales ne permettent de couvrir en moyenne que 4,47kg/habitant/an. Ce déficit est comblé par l’importation de poissons congelés d’environ 75.800 tonnes en 2010, 80.000 tonnes en 2011 et 74.400 tonnes en 2012.
Les crevettes étaient les principaux produits halieutiques d’exportation. Le Bénin exportait 700 tonnes en moyenne par an vers les pays de l’Union Européenne jusqu’en 2002. Ces crevettes pêchées en lagunes principalement sont débarquées sur des sites non aménagés par des acteurs qui ne maîtrisent pas bien les normes sanitaires admises sur le marché international des produits de la pêche. De plus, le système d’assurance qualité sanitaire montrait des insuffisances. Cette situation a contraint le Bénin à suspendre ses exportations de produits de la pêche vers les pays européens en juillet 2003.
Après la levée de l’auto – suspension depuis 2006, les exportations officielles n’ont guère dépassées 30 tonnes par an surtout à cause des difficultés financières des entreprises engagées dans l’exportation des crevettes et des mauvaises pratiques de pêche.
La pisciculture quant à elle est peu développée, et sa contribution à la production halieutique nationale est relativement faible (1%) malgré les potentialités existantes et les nombreuses initiatives qui ont été prises.
Les autres filières halieutiques telles que les langoustes, crabes et huîtres restent encore à l’étape embryonnaire malgré les importantes potentialités de leur production.
L’accroissement de la production halieutique marchande devient donc un impératif pour continuer à garantir la sécurité alimentaire des populations et à améliorer la balance commerciale tout en maintenant les emplois en milieu de pêche. Le secteur emploie environ 18.000 personnes dont le gagne-pain est remis en question.
Cependant, le secteur halieutique du Bénin ne contribue que pour de 3% du PIB, forme une très faible part des exportations, tandis que les produits de la pêche béninois sont en demande croissante en Europe. Le goût de la crevette pelée du Bénin a une très bonne réputation. Globalement, le pays dispose d’atouts indéniables aujourd’hui pour rechercher le développement de ce sous – secteur. Il s’agit, entre autres, de l’inscription du Bénin sur la liste des pays autorisés à exporter des produits halieutiques vers l’Union Européennes, de l’existence de marchés potentiels d’écoulement importants des produits de pêche continentaux dont celui du poisson chat vers le Nigéria…. 
Pour le Bénin, les défis majeurs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2020 se résument ainsi qu’il suit :

  • Couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels de la population en produits halieutiques en particulier le poisson d’aquaculture (environ 120 000 tonnes par an).  Il s’agit de stopper d’abord le processus d’amenuisement des ressources halieutiques maritimes et continentales et de leurs écosystèmes, renforcer la lutte contre la pêche INN et poser les bases d’une gestion apte à assurer la durabilité biologique, économique et sociale du secteur.
  • Améliorer la productivité et la compétitivité des filières poisson et crevettes pour assurer l’accroissement des revenus des pêcheurs et aquaculteurs, la satisfaction des besoins non alimentaires (soins de santé, éducation et autres), ainsi que la contribution du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture à la croissance de l’économie nationale et à l’entrée de devises.
  • Améliorer l’attractivité de la pêche maritime et de l’aquaculture en milieu rural et périurbain afin de créer des conditions requises dans les différentes zones agro-écologiques du Bénin permettant de rendre l’aquaculture attrayante, d’améliorer les conditions d’emploi et d’existence en milieu rural et de stabiliser les forces vives, notamment les jeunes et les femmes dans la pratique de la pêche et de l’aquaculture.

Optimiser l’exploitation des potentialités disponibles, pour permettre au Bénin d’élargir la base de ses exportations sur le marché international, de développer des politiques  de normalisation et de certification de sa production aquacole et de réduire les risques économiques liés au non-respect de la réglementation en général et de la pêche INN en particulier, à l’insalubrité des produits alimentaires d’origine halieutiques par : (i) une gestion rationnelle des ressources naturelles, (ii) la diversification de sa production halieutique, et (iii) le respect des normes d’hygiène et de salubrité.

Flash Infos

Témoignage CIR Bénin

Accompagnement CIR Bénin

MISSION BENINOISE AU SIETTA (Abidjan)

La délégation béninoise conduite par le Dr Euloge Houngbo
Rencontre de la délégation Béninoise avec Mr Ismail KAMARA
Rencontre de la délégation Béninoise avec la Directrice Exécutive de ComCashew
Rencontre de la délégation Béninoise avec Mr KUASSI Edouard de CARO NUT
Rencontre de la délégation Béninoise avec la Directrice KNV
Rencontre de la délégation Béninoise avec M. To Jean Pierre et M. VU Than le plus grand acheteur de cajou au Vietnam accompagné du DG de Longson et son asistant
M. To Jean Pierre et M. VU Than et le DG de Longson et son assistant
Visite des usines de la Société « MEKONG » par les acteurs béninois de l’anacarde
Visite des usines d’une Société chinoise par les acteurs béninois de l’anacarde

Travaux CIR Bénin

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