Imprimer
Catégorie : Nos filières
Affichages : 3528

L’anacarde constitue la 2ème culture d’exportation au Bénin après le coton. Paradoxalement sa contribution au PIB reste encore faible (3% source ICA) parce que la quasi-totalité de la production est exportée en noix brute (95%) malgré l’existence de nombreuses unités modernes de transformation. D’une production annuelle avoisinant les 200 000 tonnes, le Bénin occupe le 4ème rang des pays producteurs au niveau mondial avec une capacité de transformation encore faible et dont la compétitivité doit être améliorée. Les Chaînes de Valeur Ajoutée d’anacarde offrent ainsi des opportunités de stimulation d’investissement privé et de partenariat public privé. Il est produit dans 5 principaux bassins au Bénin qui couvrent une vingtaine de Communes et occupent plus de 200 000 d’actifs agricoles et 50 000 transporteurs, collecteur et intermédiaires divers.
Les noix brutes de cajou  constituent le plus important marché d’exportation, ce sont principalement les pays asiatiques tels que : l’Inde, le Vietnam, le Pakistan et le Singapore qui représentent à ce jour les principaux débouchés pour les noix brutes du Bénin.  Il a été noté qu’en 2011, 20 à 30% des transactions sur noix brute d’anacarde l’ont été à travers des relations de vente groupée.

En effet, au niveau des industries locales de transformation, la demande reste très élevée car non satisfaite par les systèmes actuellement en place (peu de confiance entre les acteurs). Pour ce qui est des amandes blanches, c’est principalement le marché du Nigéria qui est demandeur et partiellement satisfait dans la sous-région puis, la Belgique, l’Italie et la Hollande pour le marché international Européen. Quant aux amandes torréfiées, elles sont vendues sur les marchés du Togo, Nigéria, Gabon, et Sénégal (ICA 2011).