Coton/Textile

L’économie béninoise est essentiellement basée sur le coton. Entre le début des années 80 et le début des années 2000, la part du Bénin dans les exportations mondiales du coton a sensiblement augmenté, passant de 0,06% à 2,3%. Le coton, qui domine les exportations, représente actuellement environ 40% des recettes d’exportations (y compris la réexportation), mais il ne couvre que 15% de la surface cultivée. 
Un grand nombre de micro entreprise béninoises travaillent dans la confection et pourraient émerger si elles recevaient un encadrement et un soutien. L’industrie textile, plus particulièrement l’industrie de la confection et de l’habillement, peut et doit être un pôle de développement durable permettant de lutter contre la pauvreté et de contribuer à l’amélioration des recettes d’exportation. Le sous-secteur de la confection et de l’habillement représente une branche émergeante à fort potentiel. Il constitue un segment moteur de la chaîne de valeur et présente de grandes chances d’amélioration de la compétitivité et de la productivité dans l’espace économique national et régional. Les actions du Projet porteront sur cette niche de la filière Coton – Textile qui jusqu’alors ne bénéficie pas d’interventions conséquentes au niveau national à part les quelques formations et les appuis en matériels de tissage offert par le CIR ces dernières années dans le cadre de la loi AGOA, à travers la Direction Générale du Commerce Extérieur.
Il faut noter que compte tenu des difficultés liées à la mise en œuvre de la loi AGOA à travers le visa textile AGOA, une alternative a été trouvée et concerne les produits de la catégorie 9. Il s’agit des produits de la petite industrie notamment les produits tissés à la main, des articles faits à la main avec des tissus tissés à la main, des articles folkloriques et des tissus imprimés par des groupes ethniques (en fait ce sont des arguments qui renforcent le choix de ce sous – secteur Confection – Habillement comme une niche porteuse et couverte par ce Projet).

Dans ce cadre, il a été inscrit au titre du Programme de Relance du Secteur Privé (PRSP) 2007, le volet  ‘’Promotion des produits tissés à la main et de folklore dans le cadre de la loi AGOA. Ce volet vise à faire bénéficier aux artisans des produits tissés à la main et de folklore, des modules de formation sur les conditions d’accès au marché américain sous la loi AGOA et à leur fournir quelques équipements nécessaires en vue de leur permettre d’accroître leurs exportations et de promouvoir l’industrie artisanale béninoise. Aujourd’hui, le PRSP est clôturé et offre alors des acquis à pérenniser dans le sous – secteur.
Par conséquent, les raisons de  l’appui à ce sous – secteur sont multiples :

  • Secteur émergeant à forte intensité de main d’œuvre ;
  • Secteur générateur de forte valeur ajoutée dans la filière ;
  • Secteur offrant des possibilités d’investissement progressif et absorbant peu de capital ;
  • Secteur bénéficiant de structures d’appui en termes d’apprentissage et de formation à travers notamment la coopération Sud-Sud ;
  • Secteur à fort valeur ajoutée à travers le renforcement de la capacité d’offre de ses opérateurs ;
  • Segment à faible consommation d’énergie ;
  • Secteur peu complexe, permettant une implantation rapide dans l’espace régional ;
  • Les opportunités offertes par l’AGOA ne sont pas exploitées.

 

La Pêche/Poissons

Le secteur de la pêche (artisanale et industrielle) est un secteur à fort potentiel créateur d’emploi et de nouvelles ressources alimentaires : protéine animale nécessaire à la population. Il pourrait être également une importante source de devises due à l’exportation des produits de la mer et représenter un potentiel pour le développement de entrepreneuriat féminin.
En effet, le Bénin dispose d'une façade maritime longue d’environ 125 km qui s'étend de la frontière nigériane à la frontière togolaise et d’une Zone Économique Exclusive (ZEE) de près de 27.750 km². Le réseau hydrologique du Bénin est assez dense et est constitué de lagunes, de lacs, de fleuves, de rivières, de marais, de plaines d'inondation et de retenues d'eau. Au total, au moins 33.300 ha d'eau saumâtre et 200.000 ha de plaines inondables sont disponibles. Il est dénombré plus de 200 retenues d’eau sur toute l’étendue du territoire national.
Cependant, l’utilisation généralisée de méthodes et engins de pêche non réglementaires, l’accroissement non contrôlé de l’effort de pêche, la dégradation des écosystèmes aquatiques, la pollution des plans d’eau par les déchets ménagers et industriels font que la production nationale en produits de pêche et d’aquaculture stagne à 39.500 tonnes en moyenne par an entre 2002 et 2012 alors que la consommation en produits halieutiques est passée à plus de 113 000 tonnes sur la même période. La consommation réelle en protéines animales d’origine halieutique sur la période de 2005 à 2012 est en moyenne de 12,08kg/habitant/an (production nationale et importation). Les niveaux actuels des productions halieutiques nationales ne permettent de couvrir en moyenne que 4,47kg/habitant/an. Ce déficit est comblé par l’importation de poissons congelés d’environ 75.800 tonnes en 2010, 80.000 tonnes en 2011 et 74.400 tonnes en 2012.
Les crevettes étaient les principaux produits halieutiques d’exportation. Le Bénin exportait 700 tonnes en moyenne par an vers les pays de l’Union Européenne jusqu’en 2002. Ces crevettes pêchées en lagunes principalement sont débarquées sur des sites non aménagés par des acteurs qui ne maîtrisent pas bien les normes sanitaires admises sur le marché international des produits de la pêche. De plus, le système d’assurance qualité sanitaire montrait des insuffisances. Cette situation a contraint le Bénin à suspendre ses exportations de produits de la pêche vers les pays européens en juillet 2003.
Après la levée de l’auto – suspension depuis 2006, les exportations officielles n’ont guère dépassées 30 tonnes par an surtout à cause des difficultés financières des entreprises engagées dans l’exportation des crevettes et des mauvaises pratiques de pêche.
La pisciculture quant à elle est peu développée, et sa contribution à la production halieutique nationale est relativement faible (1%) malgré les potentialités existantes et les nombreuses initiatives qui ont été prises.
Les autres filières halieutiques telles que les langoustes, crabes et huîtres restent encore à l’étape embryonnaire malgré les importantes potentialités de leur production.
L’accroissement de la production halieutique marchande devient donc un impératif pour continuer à garantir la sécurité alimentaire des populations et à améliorer la balance commerciale tout en maintenant les emplois en milieu de pêche. Le secteur emploie environ 18.000 personnes dont le gagne-pain est remis en question.
Cependant, le secteur halieutique du Bénin ne contribue que pour de 3% du PIB, forme une très faible part des exportations, tandis que les produits de la pêche béninois sont en demande croissante en Europe. Le goût de la crevette pelée du Bénin a une très bonne réputation. Globalement, le pays dispose d’atouts indéniables aujourd’hui pour rechercher le développement de ce sous – secteur. Il s’agit, entre autres, de l’inscription du Bénin sur la liste des pays autorisés à exporter des produits halieutiques vers l’Union Européennes, de l’existence de marchés potentiels d’écoulement importants des produits de pêche continentaux dont celui du poisson chat vers le Nigéria…. 
Pour le Bénin, les défis majeurs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2020 se résument ainsi qu’il suit :

  • Couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels de la population en produits halieutiques en particulier le poisson d’aquaculture (environ 120 000 tonnes par an).  Il s’agit de stopper d’abord le processus d’amenuisement des ressources halieutiques maritimes et continentales et de leurs écosystèmes, renforcer la lutte contre la pêche INN et poser les bases d’une gestion apte à assurer la durabilité biologique, économique et sociale du secteur.
  • Améliorer la productivité et la compétitivité des filières poisson et crevettes pour assurer l’accroissement des revenus des pêcheurs et aquaculteurs, la satisfaction des besoins non alimentaires (soins de santé, éducation et autres), ainsi que la contribution du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture à la croissance de l’économie nationale et à l’entrée de devises.
  • Améliorer l’attractivité de la pêche maritime et de l’aquaculture en milieu rural et périurbain afin de créer des conditions requises dans les différentes zones agro-écologiques du Bénin permettant de rendre l’aquaculture attrayante, d’améliorer les conditions d’emploi et d’existence en milieu rural et de stabiliser les forces vives, notamment les jeunes et les femmes dans la pratique de la pêche et de l’aquaculture.

Optimiser l’exploitation des potentialités disponibles, pour permettre au Bénin d’élargir la base de ses exportations sur le marché international, de développer des politiques  de normalisation et de certification de sa production aquacole et de réduire les risques économiques liés au non-respect de la réglementation en général et de la pêche INN en particulier, à l’insalubrité des produits alimentaires d’origine halieutiques par : (i) une gestion rationnelle des ressources naturelles, (ii) la diversification de sa production halieutique, et (iii) le respect des normes d’hygiène et de salubrité.

L’anacarde constitue la 2ème culture d’exportation au Bénin après le coton. Paradoxalement sa contribution au PIB reste encore faible (3% source ICA) parce que la quasi-totalité de la production est exportée en noix brute (95%) malgré l’existence de nombreuses unités modernes de transformation. D’une production annuelle avoisinant les 200 000 tonnes, le Bénin occupe le 4ème rang des pays producteurs au niveau mondial avec une capacité de transformation encore faible et dont la compétitivité doit être améliorée. Les Chaînes de Valeur Ajoutée d’anacarde offrent ainsi des opportunités de stimulation d’investissement privé et de partenariat public privé. Il est produit dans 5 principaux bassins au Bénin qui couvrent une vingtaine de Communes et occupent plus de 200 000 d’actifs agricoles et 50 000 transporteurs, collecteur et intermédiaires divers.
Les noix brutes de cajou  constituent le plus important marché d’exportation, ce sont principalement les pays asiatiques tels que : l’Inde, le Vietnam, le Pakistan et le Singapore qui représentent à ce jour les principaux débouchés pour les noix brutes du Bénin.  Il a été noté qu’en 2011, 20 à 30% des transactions sur noix brute d’anacarde l’ont été à travers des relations de vente groupée.

En effet, au niveau des industries locales de transformation, la demande reste très élevée car non satisfaite par les systèmes actuellement en place (peu de confiance entre les acteurs). Pour ce qui est des amandes blanches, c’est principalement le marché du Nigéria qui est demandeur et partiellement satisfait dans la sous-région puis, la Belgique, l’Italie et la Hollande pour le marché international Européen. Quant aux amandes torréfiées, elles sont vendues sur les marchés du Togo, Nigéria, Gabon, et Sénégal (ICA 2011).

Le Karité pousse à l’état naturel dans trois grands bassins dont un dans le centre du pays et deux au niveau de la région septentrionale du pays. C’est le troisième produit d’exportation du pays. La contribution au PIB est de 1,23%.  La filière karité mobilise un nombre important de personnes, notamment au niveau des maillons de ramassage et de la transformation des amandes. Il détient un potentiel de mobilisation de plus de 200 000 femmes dans les seuls maillons de collecte et de transformation. A ces dernières s’ajoutent les autres acteurs de la filière comme les négociants, les transporteurs, les acheteurs ou intermédiaires, les employés des unités de transformation de beurre de karité. Il s’agit d’une filière qui offre des opportunités d’intégration des transformateurs à la démarche qualité pour conquérir le marché américain et européen (source : Natura un transformateur exportateur aux USA).
Les problèmes de démarche qualité limitent fortement la conquête des marchés européens et américains qui sont de plus en plus demandeurs en beurre. Les femmes transformatrices produisent du beurre sans un label et les offres très hétérogènes du point de vue qualité sont difficilement groupables pour répondre à des défis de demande en quantité industrielle.
La noix est parfois commercialisée vers les pays comme le Cameroun, le Ghana et le Togo où les quantités importées ne sont pas grandes. Le Cameroun a importé du Bénin 60,48 tonnes en 2006. Le Ghana quant à lui, a importé en 2007 et 2008, respectivement 170 tonnes et 72,6 tonnes. Quant au Togo, il a importé du Bénin 270 tonnes et 55 tonnes en 2007 et 2008 (INSAE, 2010).
Globalement, il ressort de l’état des lieux que ces trois filières agro-industrielles possèdent d’énorme potentialité. Les acteurs  sont peu organisés. Le maillon exportation commercialisation  demeure faible. Il a été prouvé partout ailleurs dans le monde  que  l’exportation constitue  une alternative sérieuse pour augmenter la valeur ajoutée des produits.  Pour arriver à cet objectif, il faut améliorer la qualité, les normes et la traçabilité des produits pour répondre aux aspirations du marché.

Ainsi, le renforcement du secteur agroalimentaire dans le cadre de cette initiative pourrait être réalisé moyennant : l’amélioration des degrés de transformation (intégration verticale), l’amélioration de la qualité des produits et des services et du respect des normes internationales, à travers notamment des actions de certification des produits et systèmes, la modernisation des chaînes de production, la recherche de partenariats, l’amélioration des modes de communication…

 

La production de l’ananas est passée  de 50.000 tonnes en 2000 à 266.000 tonnes en 2010. L’ananas du Bénin est surtout réputé pour sa qualité au niveau mondial. Il présente une spécificité appréciée des consommateurs. Il est très demandé dans  la sous-région (Nigeria, Niger, Burkina-Faso, Maroc…) ainsi que sur les marchés internationaux (Europe, USA).
D’une production annuelle actuelle qui avoisine les 250 000 tonnes, paradoxalement seulement 1% de ce volume produit est exporté en Europe. La contribution au PIB agricole est de l’ordre 1,28%. Cette filière souffre d’un déficit de mobilisation du Secteur Privé sur l’approvisionnement en intrants et en emballage pour les transformateurs et exportateurs. Le principal bassin de production est concentré dans la partie méridionale du pays avec une grande proximité des centres urbains de consommation.
L’ananas Béninois alimente surtout les industries agroalimentaires locales et Nigérianes qui drainent un flux important du fruit dans le pays voisin. Les unités de transformations de jus de fruit sont encore peu compétitives pour relever le grand défi de la demande sous régionale et internationale en jus répondant aux normes. De même les producteurs sont faiblement intégrés à la démarche qualité pour accroitre le volume d’exportation en Europe.
Mais pour des raisons de qualité, de normes et surtout de transport en l’occurrence du fret aérien, l’ananas béninois est très peu  vendu sur les marchés internationaux car moins compétitif. Même pour les marchés de la sous-région et d’Afrique, le niveau actuel de production et d’organisation des acteurs à la base ne permet pas encore de satisfaire les importants tonnages demandés sans occulter la demande interne des unités de transformation. En effet, au Niger, des demandes mensuelles d’environ 30 tonnes et davantage en temps de carême ne sont pas satisfaites à ce jour. Le même constat est fait pour le Burkina-Faso où, le plus grand exportateur de fruit et légumes, demande une quantité d’ananas frais de 60 tonnes/mois à exporter vers les marchés européens. Aussi, les acteurs organisés autour de la CoPETAB ont eu un contrat d’exclusivité d’une société importatrice la Compagnie Fruitière Distribution Maroc (CFDM) pour une livraison de 30 tonnes/mois, non encore satisfaite.

Dans le domaine de la transformation, la première des unités semi-industrielles de transformation, PROMO-FRUIT n’arrive pas à atteindre sa capacité journalière de transformation qui est de 80 tonnes/jour. Il fonctionne actuellement avec la moitié de sa capacité (entretien avec le promoteur). Pourtant des débouchés importants de positionnement du jus d’ananas existent : Niger, le Burkina Faso, Sénégal, Mali. L’état vient  de mettre en place au cours de l’année 2012 une unité de transformation.

En ce qui concerne,  le marché de jus d’ananas béninois, il n’existe pas  d’usine de production d’emballage sur place. Les acteurs sont obligés d’importer les  cartons du Ghana, de la côte d’Ivoire et du Nigeria et utiliser  des bouteilles de récupération pour les jus destinés à l’exportation vers le Niger, le Burkina Faso, etc. D’importants volumes de canettes, de cartons sont importés de l’Inde pour le conditionnement du jus d’ananas.

 

Flash Infos

Témoignage CIR Bénin

Accompagnement CIR Bénin

MISSION BENINOISE AU SIETTA (Abidjan)

La délégation béninoise conduite par le Dr Euloge Houngbo
Rencontre de la délégation Béninoise avec Mr Ismail KAMARA
Rencontre de la délégation Béninoise avec la Directrice Exécutive de ComCashew
Rencontre de la délégation Béninoise avec Mr KUASSI Edouard de CARO NUT
Rencontre de la délégation Béninoise avec la Directrice KNV
Rencontre de la délégation Béninoise avec M. To Jean Pierre et M. VU Than le plus grand acheteur de cajou au Vietnam accompagné du DG de Longson et son asistant
M. To Jean Pierre et M. VU Than et le DG de Longson et son assistant
Visite des usines de la Société « MEKONG » par les acteurs béninois de l’anacarde
Visite des usines d’une Société chinoise par les acteurs béninois de l’anacarde

Travaux CIR Bénin

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